Biographie de l’actuel Roi des Fussep : Fôh Njitack Motsem

Namtema Ngouong Fussep, Sa Majesté Njitack Ngompé Pélé, 97ème de la Dynastie Djan-Vouom, (Royaume des Bafoussam).

Avril 2006

97ème de la Dynastie Djen-Vouom, (Royaume des Bafoussam).

Introduction générale

Il n’y aurait jamais eu de peuple Bafoussam si à la tête de son royaume, il n’y eut au fil des ans, de très grands hommes.

L’histoire, en effet, ‘‘nous enseigne’’ qu’autrefois, l’Afrique était une espèce de jungle terrible, un véritable No Man

Land, isaient autorité. Chacun étant contraint de puiser dans sa puissance ou sa sagesse intime pour sauvegarder son identité et rester maître de son destin. 

Le royaume Bafoussam, qui se compte parmi les plus anciens du peuple Bamiléké, a certainement dû batailler ferme pour rester souverain et autonome comme il l’est aujourd’hui. Il a, à coup sûr, connu des moments de crises sévères, des jours sombres, des épisodes d’une grande délicatesse exigeant la plus grande maturité d’esprit et un sens élevé d’analyse et d’étude conjoncturelle pour s’adapter, en toute circonstance, par la sagesse ou par des stratégies de guerre afin de s’imposer et de demeurer authentique.

Combien sont les peuples, ethnies, tribus et clans Bamiléké qui ont disparu parce qu’ayant été annexés et obligés d’abandonner leur culture, jusqu’à leur langue pour adopter celle de l’envahisseur – dominateur ? 

Sans doute des dizaines – à en croire l’oralité. 

Cependant, là où aucun doute ne réside, c’est que l’histoire de l’Afrique précoloniale est celle des  grands » qui anéantissaient les « petits » et qui, au gré de leur humeur, décidaient de faire des « petits », leurs biens propres. D’aucuns auraient fait des peuples faibles leurs esclaves et d’autres en ont fait des feudataires.

Si le peuple Bafoussam n’a, à aucun moment de son histoire, été dominé par un autre, c’est forcément parce que ce peuple avait à sa tête des dignitaires dignes de sa grandeur.

En plus, il est rappelé que, lorsque les Bafoussam quittèrent la plaine u nombre de 70 ; un nombre somme toute dérisoire qui faisait logiquement d’eux des petits » à la porté des conquérants. Mais tel n’a pas été le cas parce que ces Bafoussam, apparemment, étaient avant tout un peuple pionnier qui préférait prendre du large face aux attaques dérisoires, en s’orientant vers de nouvelles terres. 

Un peuple travailleur, amateur des espaces vierges à domestiquer. 

Un peuple qui nous rappelle un peu les Occidentaux qui quittaient le « vieux continent » pour aller à la conquête de l’Amérique : une terre nouvelle, hostile qui demandait une bonne dose de courage pour s’y aventurer. 

Les Bafoussam paraît-il, affectionnaient alors ce genre d’aventure : ils prenaient des directions où la nature représentait un véritable défi pour l’homme et pour sa civilisation. Cependant, sur leurs passages, rien ne leur résistait. Conscient de leur nombre qui ne faisait pas le poids (70 individus seulement), ils achetaient des esclaves ou tout simplement de « nouveaux Bafoussam » : des gens à qui ils redonnaient la liberté, celle de devenir Bafoussam. 

L’histoire des Bafoussam ! La glorieuse histoire des Bafoussam, nous la devons à des générations d’hommes valeureux et de monarques intelligents : ces Rois qui avaient tous, de grands soucis de l’identité, de la prospérité et de la souveraineté de ce royaume.

Bafoussam, au départ n’était pas pressenti pour devenir le chef-lieu de la province de l’ouest (après la ville de Dschang), mais après analyse, peut-être aussi avec le déclin de l’ancienne puissance coloniale allemande, on découvrit que cette province ne pouvait pas avoir meilleur chef-lieu que Bafoussam.      

En réalité, les Fussep, (actuel) leur emplacement définitif, avaient jugé avant l’administration coloniale, de la position stratégique et satisfaisante, à tout point de vue, de ce lieu qui est le carrefour de la région et qui offre les meilleures opportunités de développement et d’échanges commerciaux.

Présentation.

Biographie inachevée

Majesté

Ngompé Pélé actif et dynamique. Il garde à l’esprit plein de projets pour le bien-être du peuple Fussep et des populations de Bafoussam.

Sa Majesté Njitack Ngompé Pélé est un Roi Bamiléké élevé dans les traditions et la modernité. 

Sa Majesté le Roi des Bafoussam, a la particularité d’être un intellectuel distingué, bien connu du milieu universitaire. Le Souverain Roi des Fussep est le gardien des traditions ancestrales de son peuple dont il cherche permanemment à adapter à la modernité tout en évitant de les altérer, de les déformer ou de les rendre moins édifiantes.

Loin de considérer certaines pratiques traditionnelles comme des « principes obsolètes, totalement inaptes, désuètes, archaïques, inutiles et même encombrantes », Sa Majesté le Roi actuel des Fussep a opté pour une autre stratégie beaucoup plus réaliste et prémonitoire. 

Chacun s’attendrait, à ce que perdure la polémique, à ce que les traditionalistes restés très attachés à leur culture, Us et Coutumes ancestrales, interdisent, comme ce fut le cas ailleurs, à leurs enfants d’aller à l’école. Ces écoles héritées de la colonisation, dans lesquelles on enseignait la civilisation occidentale, taxée de civilisation moderne et universelle au mépris des civilisations africaines et de celles des autres peuples du monde.

Au pays Bamiléké, envoyer son enfant à l’école reste une priorité majeure pour toutes les familles.

Face aux ambitions utopiques de certains esprits fossoyeurs et complexés, ayant pour ambition de détruire les traditions des peuples qu’ils qualifient selon leur propre jugement d’« arriérés ». Ceci, afin de rependre telle une traînée de poudre, leur domination sur l’ensemble de la planète, sous des prétextes fallacieux qu’ils auraient été mandatés par Dieu, (parlant de la fameuse « mission civilisatrice » du philosophe allemand Hegel). Néanmoins, les Bamiléké ont usé de la sagesse héritée de leurs ancêtres pour adapter leurs cultures à l’évolution du monde.

Sa Majesté le Roi des Fussep

Le prince Njitack Ngompé Pélé est née le 05 octobre 1965 à Bafoussam du Roi Ngompé Tchomtchoua Elie et de la Reine Motsem Lydie.

Le 10 décembre 1988 le prince Njitack Pélé, est « arrêté » pour devenir le futur Roi Bafoussam. Ce fut 08 jours après que son Géniteur, Roi des Fussep soit passé de vie à trépas. 

Le prince Njitack passa ensuite 09 semaines Ngouepvouet (système de datation chez les Bamiléké. Un Ngapjio compte 08 jours) d’initiation à la notabilité, école traditionnelle initiatique chez les Bamiléké) en compagnie de ses plus proches collaborateurs. 

Le 18 février 1989, il est officiellement intronisé Roi des Bafoussam, 97ème de la dynastie Djen-Vouom, …aux yeux de son peuple.Il devint Fôh Njitack Motsem, et Chef traditionnel Supérieur aux yeux de l’administration de la République du Cameroun.